Festival 2016, une deuxième édition encore plus riche !

Pour leur deuxième édition, les Saisons Russes ont proposé une occasion unique d’approcher la peinture russe contemporaine au travers des oeuvres de trois artistes talentueuses. Macha Belsky, Elena Alexanian et Svetlana Arefiev vous invitent à un voyage en Russie. Leur lien : être lyonnaise, et traduire leurs origines russes dans leur peinture.

Le samedi, une journée de la cosmonautique russe à l’INSA – Bibliothèque Marie Curie ! Les anciens se souviennent du BIP-BIP… de Spoutnik 1 le 4 octobre 1957 puis du premier homme à faire le tour de la Terre lors de la mission Vostok 1 le 12 avril 1961. Il en fallait du courage à Youri Gagarine pour se lancer ainsi dans l’inconnu, l’impesanteur, avec une chance sur deux de succès ! C’est parti ! Поехали ! Les vols orbitaux continuent aujourd’hui vers l’ISS grâce aux fusées russes pour le renouvellement des équipages.

Un programme riche pour une journée dense !
Rencontre littéraire-dédicace avec Yves Gauthier écrivain et voyageur passionné de la Russie qui revient avec son livre « Youri Gagarin ou le rêve russe de l’espace »
Une projection d’un film documentaire sur Youri Gagarin proposé par Roscosmos
Conférence proposée par Emmanuel Pecontal de l’Observatoire de Lyon sur l’Observatoire de Pulkovo à Saint-Pétersbourg et son influence sur l’astronomie du XIX siècle
Des images et un film d’archives sur la coopération franco-russe des 50 dernières années proposés par le Centre National d’Etudes Spatiales
Observation du soleil avec un appareil adapté

Saviez-vous que l’Ecole Normale Supérieure de Lyon – Bibliothèque Diderot est réputée pour son riche fonds slave ? Une occasion unique pour le grand public de découvrir des ouvrages précieux, des images rares, avec pour cette édition un thème passionnant : l’église russe.

Christelle Tarry, comédienne lyonnaise et voyageuse passionnée par la Russie, a créé un spectacle autour des textes de Marina Tsvetaeva, grande figure de la littérature russe du 20ème siècle. Ses textes parlent de l’amour en Russie et de son émancipation.

Lundi, c’est cinéma, avec le film « Territoire » (VO sous-titrée) qui retrace les explorations géologiques des années 60, à la recherche d’or dans le nord de la Russie. Des aventures humaines dans des zones immenses, inexplorées à l’époque, au climat très dur, inspiré par le roman-culte des années 1970 de Oleg Kouvaïev et tourné durant un an et demi, notamment au-delà du Cercle Polaire, sur plateau de Poutorana et en Tchoukotka.

Mardi, Atelier théatre « Eugène Onéguine » d’Alexandre Pouchkine », un spectacle interactif de la Compagnie des Lueurs, une jeune compagnie théâtrale, un laboratoire de création franco-russe autour de l’œuvre immense rarement transportée sur le plateau théâtral en France. Les comédiens vont imaginer un «Onéguine» contemporain qui vous offrira un voyage aux tréfonds de la mystérieuse « âme russe ».

Une rencontre attachante avec Cédric Gras, écrivain et voyageur passionné de la Russie, qui a fait découvrir la région du Vladivostok, la plus reculée région de Russie au bord de l’océan Pacifique. Quand un accident refroidit ses ardeurs himalayennes en 2006, il découvre la Russie pour sa dernière année de master, à Omsk, en Sibérie. Séduit par l’est de la Fédération, il accepte l’année suivante d’enseigner le français à l’université d’État d’Extrême-Orient de Vladivostok avant, finalement, de rester deux années supplémentaires en tant que volontaire international afin d’y créer une Alliance française. À l’issue de cette mission, il obtient une bourse du Centre franco-russe de Moscou pour étudier l’Extrême-Orient sibérien où il retourne fréquemment.
Cédric Gras a eu l’occasion d’apprendre le russe et de sillonner la Fédération, de la Iakoutie au Kamtchatka en passant par les rives du fleuve Amour, Magadan sur la mer d’Okhotsk, la Transbaïkalie, la république de Touva, etc. Cet amoureux des confins russes a publié, en 2011 chez Phébus, le récit de ses années passées à Vladivostok. Il est aujourd’hui directeur de l’Alliance française de Donetsk, dans l’Est ukrainien.

Pendant toute la semaine, une exposition photos « Russie beau pays » en partenariat avec l’Association géographique russe qui balaie les bords de la Baltique les rives du Pacifique, de la Mer Noire, les confins arctiques, sur 9 fuseaux horaires, pour une découverte des paysages et des peuples de Russie.

Le festival Sens Interdits du Théâtre des Célestins en partenariat avec les Saisons Russes a proposé un spectacle exceptionnel mis en scène par Tatiana Frolova d’après « Le Songe d’un homme ridicule » de Fedor Dostoïevski. Le Théâtre KnAM, laboratoire de théâtre documentaire et politique explore l’œuvre de Dostoïevski en signant l’adaptation audacieuse d’une de ses dernières nouvelles, Le Songe d’un homme ridicule. À partir de matériaux composites, Tatiana Frolova crée une polyphonie d’images puissantes et troublantes, qui interpelle le spectateur sur la valeur de la vie humaine. Avec autant d’humour que de sérieux, la metteure en scène à l’énergie débordante – première personne à avoir créé en Russie un des tout premiers théâtres indépendants à l’époque soviétique – nous offre un voyage au bout de la solitude et de l’isolement, d’une acuité et d’une force théâtrale impressionnante.

Un hommage du Festival Lumière à la réalisatrice russe Larissa Chepitko. Décédée prématurément à l’âge de quarante-et-un ans dans un accident de voiture, elle laisse derrière elle une filmographie courte (sept films, dont son dernier, sublime, L’Ascension, Ours d’Or à Berlin) mais singulière qui a été présentée en pellicule nitrate, abandonnée par les studios dans les années 50 car extrêmement inflammable mais qui permettait cependant une qualité de tirage et de projection incomparable.

La 13e Biennale d’Art Contemporain – La vie moderne – a invité deux artistes russes, Marina Pinsky, née en 1986 à Moscou (Russie) et qui vit et travaille à Bruxelles (Belgique) et Arseny Zhilyaev né en 1984 à Voronezh (Russie), qui vit et travaille à Moscou (Russie).

L’œuvre de Marina Pinsky semble être portée par une volonté de tester les limites de la photographie – son médium de prédilection – à travers la sculpture et l’installation. À première vue mises en scène, ses images révèlent un sens aguerri de la composition et de la superposition qui joue aux frontières du réel et du virtuel. Marina Pinsky a récemment exposé au Hammer Museum et au LACMA (Los Angeles), ainsi qu’à White Columns (New York).

Artiste, écrivain et activiste politique, Arseny Zhilyaev s’intéresse à la légitimité politique et sociale de l’art. Chroniqueur de fiction et inventeur de réalité, l’artiste fait usage de nombreuses histoires politiques, scientifiques et muséologiques pour explorer la relation entre l’art et la production sociale. L’œuvre d’Arseny Zhilyaev a été exposée au VCCA (Voronezh), à la Kadist Art Foundation (Paris, San Francisco), au TBA 21 (Vienne) et au Castello di Rivoli (Turin).